" Deuxième promenade "
La mer donne l'écume et la terre le sable.
L'or se mêle à l'argent dans les plis du flot vert.
Un enfant chante auprès de la mer qui murmure.
Rien n'est grand, ni petit. Vous avez mis, mon Dieu,
Sur la création et sur la créature
Les mêmes astres d'or et le même ciel bleu.
Notre sort est chétif ; nos visions sont belles.
L'esprit saisit le corps et l'enlève au grand jour.
L'homme est un point qui vole avec deux grandes ailes,
Dont l'une est la pensée et dont l'autre est l'amour.
Sérénité de tout ! majesté ! force et grâce !
La voile rentre au port et les oiseaux aux nids.
Tout va se reposer, et j'entends dans l'espace
Palpiter vaguement des baisers infinis.
Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !
Et que vous emportez de chansons à la fois !
Qu'importe ! Ici tout berce, et rassure, et caresse.
Plus d'ombre dans le coeur ! plus de soucis amers !
Une ineffable paix monte et descend sans cesse
Du bleu profond de l'âme au bleu profond des mers.
Extrait du Recueil de Poésies
"Les quatre vents de l'Esprit"
Crédit Photos mon mari Site MgRoyaume ici
Photos prises lors d'une balade en famille
son oeuvre couvre
à elle seule presque
un siècle de poésie.
Immense et diverse,
elle n'est pas de celles qu'un seul mot résume,
serait-ce
celui de romantisme.
Du lyrisme amoureux au souffle de l'épopée,
de la simple chanson à l'hymne cosmique,
Hugo semble fuir toute définition.
On lui doit quelques un des plus beaux vers de notre langue.
















